Tout sur le miel de Xavier Renotte (Nectar & Co)

Nombreux d’entre vous ont déjà goûté les miels de Xavier. Des produits d’une exceptionnelle qualité et une gamme incroyable.
Apiculteur amateur depuis ses 12 ans, Xavier a entamé une carrière professionnelle dans un secteur porteur pour un jour tout plaquer et se consacrer à sa passion à temps plein. Il fait depuis partie du groupe des apiculteurs wallons qui vivent de leur métier. Ils sont 2.

Xavier exerce en fait deux métiers. Il est tout d’abord apiculteur et gère plusieurs colonies d’abeilles à Bruxelles et en Wallonie. Il commercialise son miel sous deux intitulés « miel de ville » et « miel de campagne » (photo = les ruches de Xavier devant le Parlement européen à Bruxelles). Il est habituellement impossible d’en avoir car pour le moment la demande dépasse allègrement l’offre. Sachant qu’en Belgique 75% du miel consommé est produit en dehors de l’Union Européenne, pourquoi n’y a-t-il pas plus d’apiculteurs belges et pourquoi les apiculteurs restent sous statut amateur ? Il y a d’abord le prix de revient. Les miels importés (venant surtout de Chine et d’Inde) sont achetés 1,29€/kg. C’est-à-dire moins chers que le coût de production d’un miel local. Ensuite, les conditions climatiques qui rendent aléatoire les volumes produits. Après, l’effondrement des colonies d’abeilles de souches européennes dont on a pas encore trouvé l’explication mais qui, depuis les années 2000, est responsable d’une mortalité des abeilles qui localement a pu atteindre 90% des colonies. Enfin, l’impossibilité d’appliquer chez nous des labels reconnus (bio, AOC, etc.) qui permettrait de mieux valoriser les miels locaux et surtout, d’être concurrentiels par rapport aux miels importés.

C’est sur ce tableau là que Xavier a décidé de se positionner. En plus de ses miels locaux, il produit aussi des miels bio monofloraux en partenariat avec des apiculteurs italiens et français (photo = Xavier en visite en Italie). La législation européenne imposant, autour des ruches, un rayon de 3 kilomètres de cultures labellisées bio pour pouvoir labelliser les miels, il est pratiquement impossible d’en produire en Wallonie. Travailler avec des miels produits en France et Italie restant local comparativement aux miels bio des grandes surfaces qui proviennent surtout de Chine et du Brésil. C’est ce qui se cache derrière la phrase « miels UE et non UE » indiqués sur tous ces pots.
Résultat, Xavier arrive à vous proposer des miels bio ET monofloraux, c’est-à-dire qui proviennent majoritairement d’un seul type de fleur (citronnier ou thym ou carottes sauvages ou lavande) alors que nos miels locaux sont quasi exclusivement « toutes fleurs » (colza, ronces, trèfle, etc.).

Enfin, la grande particularité de Xavier est d’avoir investi dans une miellerie ultra équipée qui lui permet de mettre en pots ses miels dans des conditions optimales de température, d’humidité et de maîtriser idéalement la phase de cristallisation. Il en résulte des miels d’une onctuosité frappante et d’une stabilité de conservation incroyable.

Ce soir, c’est sûr, on rêve d’abeilles et de miel.

Ma commande de miel

Avant-hier soir, trajet habituel du deuxième lundi de chaque mois, je pars déposer les enfants chez mes parents pour qu’ils y passent la journée de mardi. Sur la route, j’ai repéré à Beersel, un producteur de miel : « le Rucher bâ Poum ». Son nom aiguise encore un peu plus ma curiosité.
Je lui ai commandé deux pots deux jours avant.
Arrivés devant chez lui, la nuit est déjà tombée et il neige, mais mon miel m’attend ! L’accueil est hyper chaleureux et on discute un peu. Les ruchers se trouvent en fait juste là, au fond du jardin, en plein centre du village. Jamais je n’aurais cru qu’il y avait des abeilles là. Elles doivent donc se régaler de toutes les fleurs des voisins. Évidemment, avec la neige et la nuit, je ne vois pas grand chose mais suis déjà vraiment ravi de ce contact direct avec le producteur.
Il m’invite à sa journée porte ouverte qu’il prévoit de faire au printemps. J’y reviendrai pour voir ces abeilles du jardin.
Arrivé chez mes parents, ils ont bien sûr droit à un des deux pots que je viens juste d’acheter. Et la discussion reprend… « …Et en plus les ruches sont au fin du jardin …. et il m’a expliqué que… ».