Jonathan et ses beaux légumes

Pour être totalement convaincu que se nourrir avec de bons légumes va au-delà de l’action saine et vitale du geste, nous vous conseillons de rendre une petite visite à notre maraîcher, Jonathan Derenne (Le Champ Liberterre), sur le terrain qu’il cultive à Bossière, près de Gembloux.

Vous serez de suite frappé par la lumière et les dégradés de couleurs du champ, exposé plein sud. Votre venue représente pour lui LChLib_ChampBossièrela meilleure certification qui soit, plus qu’un label : en parcourant les allées, en vous baissant à hauteur de plants, vous pourrez constater et partager son choix de cultiver selon les critères biologiques strictes. Il confirme : le cahier des charges de l’agriculture biologique est donc bien respecté en n’utilisant ni herbicide, ni pesticide et ni engrais de synthèse, ni OGM évidemment. Les semences et plants qui sont utilisés sont aussi issus de l’agriculture biologique. Le travail de la terre se fait en vue de respecter les systèmes et cycles naturels en maintenant ou en améliorant la qualité des sols, de l’eau, des végétaux et des animaux ainsi que l’équilibre entre ceux-ci. La certification (administrative celle-là) viendra certainement à l’avenir, mais le travail de la terre reste actuellement prioritaire.

Ici, pas de lignes de légumes calibrés à perte de vue, débarrassés de toutes mauvaises herbes, non, c’est un jarLChLib_PanierLégumesdin combiné, foisonnant de variétés diverses. Les classiques sont là bien sûr : laitues, plantes aromatiques connues (persil, basilic, sauge,…) choux, courgettes, pommes de terre, etc. Mais Jonathan tient aussi à intégrer des plantes plus rares ou originales et tout aussi savoureuses : périlla, mélisse, moutarde de Chine, fleurs comestibles, Choux de Toscane, potimarrons anciens.

Pour ceux qui ont déjà eu l’occasion de les cuisiner depuis qu’ils sont accessibles sur le réseau Topino, c’est un régal et une belle découverte chaque semaine, en qualité et quantité toujours généreuse.

jonathan bisLe lieu est important : cultiver en pleine campagne, à la bordure du village de Bossière, sur un terrain mis à sa disposition par une asbl citoyenne, Ekikrok (www.ekikrok.be) donne un sens supplémentaire à son travail. Jonathan y cotoie les membres, régulièrement présents pour aménager le potager communautaire juste à côté des espaces qui lui sont réservés. Cela lui permet de s’insérer dans un projet plus large de promotion de l’alimentation saine et durable, de tester diverses techniques de culture, de partager les avis sur les modèles agricoles de demain, avec la certitude néanmoins que produire à proximité de ses consommateurs, et selon des méthodes respectueuses de la nature et des saisons est un critère essentiel.

Jean-Philippe Habran, Le Cyclo-messager des Vallées.

Facilitateur circuit court sur Topino.be

Faites connaissance avec Louis, à Bruxelles

Ils ont fait le grand saut ! Devenir « Facilitateur circuit court » : ce nouveau métier séduit de plus en plus de gens désireux de se lancer comme indépendant dans un secteur en pleine croissance, porteur de fortes valeurs sociales, environnementales et économiques.

La plateforme www.topino.be permet aux consommateurs de faire leurs courses directement auprès des producteurs de leur région, sans passer par la grande distribution. Ceci est possible grâce à un réseau de ‘facilitateurs circuit court’ : ils gèrent un réseau de producteurs et de consommateurs locaux, et assurent la collecte et la livraison des commandes de l’un à l’autre via un réseau de points de retrait. Louis de Francquen se lance en tant que facilitateur circuit court du réseau Topino.be en Région bruxelloise à Auderghem, Woluwe-St-Pierre, Woluwe-St-Lambert, Etterbeek.

Interview de Louis, juste avant l’ouverture de ses 6 points de retrait à Bruxelles :

Pourquoi te lancer comme facilitateur circuit court ?

Louis : Je voulais un boulot qui contribue à une société plus durable, fait de rencontres intéressantes et qui mélange travail de bureau et de terrain. C’est un environnement professionnel fait de contacts avec des passionnées, engagés, qui partagent mes valeurs (le respect, la solidarité, l’entre-aide, l’écologie, la simplicité, etc..) et qui n’ont pas peur de se lancer pour réaliser leurs idéaux vers une société plus durable. Un revenu juste pour les producteurs, équilibrer les relations nord-sud, revenir à l’essentiel de notre consommation, changer les mentalités, informer les gens sur les solutions d’avenir sont des challenges qui me parlent. L’alimentation locale, éthique et de saison doit être mise en avant, c’est une vraie solution contre la pollution, le gaspillage alimentaire, les inégalités sociales et pour une meilleure qualité de vie.

Quelle était ton activité avant de te lancer comme facilitateur circuit court ?

Louis : J’ai étudié le commerce extérieur à l’Ephec, fait un master en commerce équitable aux Pays-Bas. Après avoir réalisé mon mémoire pour un fonds d’investissement durable, j’ai travaillé dans deux ONG belges.

Qu’est-ce qui t’a convaincu de faire le pas et d’être réellement actif dans le domaine ? Quels déclencheurs en particulier ?

Louis : J’ai toujours été passionné par les problématiques socio-économiques et environnementales. Depuis tout petit, je suis conscient des inégalités nord-sud. Je souhaitais que mon travail puisse aider ceux qui en ont le plus besoin, qu’il permette d’améliorer leurs conditions de vie de manière durable. Le commerce juste, responsable, local et international m’intéresse beaucoup car cela touche à un de nos besoins fondamentaux : se nourrir. Il concerne des millions de personnes et implique d’autres problématiques mondiales (l’environnement, la paix, l’éducation, etc.)

Es-tu ou as-tu déjà été actif de près ou de loin dans le circuit court ? Dans le monde de la production ? Dans l’alimentation durable ?

Louis : Oui, j’ai déjà été actif dans des projets de soutien aux petits producteurs du sud. J’ai travaillé sur des projets de labellisation/certification bio et Fairtrade, de développement de filières responsables et de géolocalisation.

Avant de croiser Topino.be et d’entendre parler du rôle de facilitateur circuit court, comment aurais-tu envisagé ton implication dans l’alimentation durable ?

Louis : Avant de croiser Topino, je voulais travailler dans le développement de filières agro-alimentaires durables dans les pays en voie de développement. C’est un secteur passionnant en pleine mutation ayant de nombreux projets adoptant une approche plus sociale, environnementale et économiquement juste pour et avec les petits producteurs. J’y retournerai peut-être plus tard, mais une chose à la fois.

Quelle partie du travail te semblera la plus difficile à gérer pour toi ?

Louis : Aucune, tout s’apprend!

Inversement, avec quelle partie du futur travail te sens-tu le plus à l’aise ?

Louis : Les activités de sensibilisation, d’information, de promotion et la mise en place de collaborations avec des associations, entreprises ou particuliers.

Être facilitateur signifie gérer un réseau de producteurs, de points de retrait et de consommateurs. Selon toi, quels sont les arguments qui vont convaincre chacun de ces 3 acteurs d’être actif dans le circuit court ?

Louis : Pour les producteurs : avoir un meilleur revenu, plus en relation avec ses efforts et la qualité de ses produits, pouvoir se concentrer sur son métier de base, la production tout en pouvant le développer. Pour les consommateurs : avoir accès à une large gamme de produits alimentaires frais, sains, de qualité, éthiques et qui offrent un revenu juste au producteur. Savoir d’où vient sa nourriture, par qui elle est produite et comment. Faire un réel acte de solidarité et d’engagement. Pour les points de retrait : élargir sa base de clients via plus de visibilité, atteindre de nouveaux types de clients, pouvoir vendre leurs produits s’ils sont eux-mêmes producteurs, se différencier de leurs concurrents en proposant indirectement des produits qui ne se trouvent pas en grande surface.

Les points de retrait actuels de Louis à Bruxelles :

  • Eurowines
  • Rue de l’Eglise, 98A
    1150 Woluwé-Saint-Pierre
  • Lasagneria
    Avenue des Volontaires, 44
    1040 Etterbeek
  • Boucherie Freddy
    Rue de Pervyse, 64
    1040 Etterbeek
  • AFS Programmes Interculturels Asbl
    Place de l’Alma, 3
    1200 Woluwé-Saint-Lambert
  • Question de Goûts (ouverture prochaine)
    Chaussée de Wavre, 1705
    1160 Auderghem
  • Pâtisserie Goossens (ouverture prochaine)
    Avenue Jules de Trooz, 25
    1150 Woluwé-Saint-Pierre

Contacter Louis

Louis de Francquen
0472 / 64 66 36
louisdefrancquen@topino.be

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