Formation d’installation en agriculture paysanne

Vous souhaitez vous lancer en agriculture paysanne, la FUGEA vous propose une formation en 3 modules en cours du soir :
– Techniques agricoles (75h) ;
– Gestion, droit et économie agricole (90h) ;
– cours de spécialisation (20h).

Formations gratuites, organisées partout en Belgique, en soirée ou en journée à raison de 2*3h/semaine.
Ces formations sont destinées à développer vos projets en agriculture paysanne durable et à vous donner accès à des aides à l’installation de la Région wallonne.

Infos et contatc ici

Fabriquer soi-même ses fromages bio

Lu dans le Sillon belge

« Fabriquer soi-même ses fromages bio… et autres utilisations maison du lait cru » : ce petit livre, facile d’accès, propose de nombreuses recettes simples, oublièes et/ou exotiques pour transformer le lait cru, à la maison, en fromage, en beurre, en yaourt, etc. Une première partie explique brièvement les différents traitements que l’on peut faire subir au lait dans les filières industrielles et leurs conséquences sur la qualité du lait. Une seconde partie est découpée en différentes recettes permettant de réaliser du froamge bio, à la maison, sans matériel compliqué.
Par Francis Giot, Editions Nature & Progrès. commande en ligne : www.docverte.be, et disponible aussi à la librairie de Nature & Progrès.

Samedi 27 novembre : distribution d’arbres

Demain se clôture la fin de la semaine de l’arbre. Cette année, c’est le néflier qui était à l’honneur. Comme à chaque fois, cette semaine se termine par une distribution d’arbres (33 essences locales seront distribuées ainsi que certains arbruisseaux de fruits rouges). 50 communes opéreront la distribution.
Hainaut : Anderlues, Antoing, Bernissart, Celles, Courcelles, Estaimpuis, Estinnes, Fleurus, Frameries, Froidchapelle, Ham-sur-Heure, Jurbise, Le Roeulx, Lessines, Quiévrain, Rumes.
Liège : Amel, anthisnes, Bassenge, Clavier, engis, Eupen, Faimes, Ferrières, Herve, Liège, Plombières, remicourt, Trooz, Verviers ;
Namur : Beauraing, Dinant, Fernelmont, Florennes, Gembloux, Ohey, Viroinval ;
Brabant wallon : Incourt, Ittre, Lasne, Orp-Jauche, Rebecq ;
Luxembourg : Bastogne, Bouillon, Gouvy, La Roche-en-Ardenne, Léglise, Messancy, Nassogne, Sainte-Ode.

Toutes les informations sont disponibles ici

Trop de pommes ? Faites les presser !

Vous avez trop de pommes dans votre verger ? Pourquoi ne pas les transformer en jus ou en sirop ?
Transformer ses propres fruits en jus ou en sirop offre de nombreux avantages : le plaisir de valoriser ses propres fruits sous différentes formes, la possibilité d’étaler la période de consommation de sa production mais aussi et surtout le fait d’obtenir un produit naturel et sain, riche en saveur et exempt de tout résidu de pesticide.
C’est la raison pour laquelle l’Association pour la Promotion de l’Horticulture Wallonne vient de publier un guide référençant 20 lieux en Wallonnie où faire presser vos pommes pour en faire du jus et 4 lieux où en faire du sirop.

http://www.apaqw.be/files/files/Pdf/Others/pressage.pdf

Fraisiers et fraises

La saison des fraises a commencée depuis 2 mois ! Plusieurs producteurs ont déjà posté des offres sur Topino et on a déjà pu voir plusieurs variétés.

Depuis quelques années, l’époque des fraises s’allonge d’année en année. Celles cultivées en Belgique sont déjà en vente dès la fin mars et jusqu’au nouvel an ! Pendant les mois où la production belge est moins abondante, on les importe de l’étranger, notamment des Pays-Bas et de France.

Les méthodes de culture utilisées diffèrent selon la saison : en serres chauffées (en début et en fin de saison), en pleine terre en plein air (entre mi-juin et mi-septembre) ou en pleine terre sous tunnels chauffés (d’avril-mai à mi-juin et en septembre-octobre).

Les meilleures fraises arrivent sur le marché en été après quelques jours de beau temps, succédant à des nuits fraîches. Après la pluie, les fraises sont non seulement moins bonnes, mais conservent également moins longtemps. Les fraises doivent naturellement être fraîches. N’achetez donc aucun fruit mou, terne ou moisi, mais seulement ceux d’un rouge brillant, intacts et secs, avec une queue d’un vert frais. Si possible, essayez de humer les fraises, car l’odeur en dit plus sur le goût que l’aspect.

Comme pour les framboisiers, on peut distinguer 2 catégories de fraisiers : les variétés remontantes qui produisent de manière plus ou moins constante entre juin et octobre et les variétés non remontantes qui produisent de manière abondante mais seulement entre mai et juillet.

Voici un bref aperçu des 5 variétés déjà vendues ou encore en vente sur Topino.

1) « Darselect » : de gros calibre, d’une qualité gustative constante, sucrée, de bonne conservation. Rustique, elle rappelle à beaucoup un goût d’enfance. Sa peau est résistante et de ce fait, résistante au choc et au transport. Elle se conserve donc bien. La Darselecvte est un croisement entre la Parker et l’Elsanta, mais plus matte et plus sombre. Elle représente 4 à 5 % de la production belge. On peut la trouver chez « max445 »

2) « Elsanta » :  cette variété est savoureuse, avec un bon arôme de fraise. Les fruits sont vigoureux et coniques, avec une couleur rouge brillant. L’intérieur du fruit est rouge, mais le cœur reste blanc. Comme la darselect, elle est peu sensible à la pression et convient très bien à une consommation fraîche. Il s’agit d’une variété très présente sur le marché belge. On peut la trouver à la ferme Vrancken sous l’appellation « fraise d’Ossogne ».

3) « Lambada » : fraise plus aromatique que les autres, de forme arrondie, son parfum est remarquable, agréable consistance, idéale pour déguster seule mais aussi pour les préparations culinaires. La Lambada reste la variété la plus recherchée, la plus fragile aussi, mais dont le parfum et le goût sont inégalables. Produit de « grand luxe » par excellence, sa production est confidentielle et on ne la trouve qu’en magasin de détail et seulement pendant de courtes périodes

4) « Mara des Bois » : de petit calibre mais de parfum grandiose par temps chaud, est la fraise par excellence pour la préparation de liqueurs ou de desserts raffinés. Il s’agit d’une variété remontante, rouge brique, à chair tendre, idéale pour le jardin. Elle se récolte à partir de juillet. C’est assurément la plus savoureuse avec un goût caractéristique de fraise des bois. On peut la trouver chez « Les coins de champ« .

Cliquez pour fermer5) « Bogota » : variété de forme irrégulière et de couleur rouge orangé ; sa chair est juteuse et sucrée.

Un pain complet… Maison !

Un pain de campagne…qui porte bien son nom.

Bonjour à tous, me revoilà pour un petit billet sur le pain…et le pain de campagne s’il vous plait.

En effet, dernière trouvaille, nous nous sommes mis à faire la farine nous-même. Dans un esprit total TOPINO, j’ai demandé à mon voisin agriculteur un peu de blé pour essayer notre machine à farine (En fait, un robot Kenwood avec son accessoire « moulin à farine »).

Premières explications de celui-ci : il existe plusieurs variétés de blé et le blé pour faire de la farine à pain est en fait du « froment » ou « blé tendre ». Le raccourci « blé » devrait nous renvoyer au « blé dur » utilisé pour les pâtes fraiches et autre semoule (entre autre) et cultivé dans les régions du sud. Il existe donc plusieurs variétés de « froment ».

Bon ben alors, quel froment utiliser pour mon pain ?

Hé bien, le froment est classé selon plusieurs critères, humidité, teneur en protéines, … comme donc nos pommes de terre (voir mon article précédent), on pourrait classifier notre froment selon ses qualités et en particulier sa teneur en protéines qui va l’orienter vers la filiaire Farines à pain, Farines à biscuits et dérivés pour le bétail (poules, …).

On m’apprend également que les farines du commerce sont un subtil mélange de très bon et de moins bon froment, pour parvenir à une qualité appréciable à des coûts moindres… du style des huiles d’olives et autres allongées à l’huile de palme pour réduire les coûts…

Diable je deviens donc méfiant vis à vis de tout ce que j’achète…Revenons en à nos moutons… Mon ami agriculteur me donne donc un blé riche en protéine de très haute qualité, un sac en plastique style supermarché. Il m’avoue lui-même qu’il me serait impossible de trouver en commerce un farine issue de ce seul type de blé car trop cher…Oups, la facture…gloups…et bien non, ces quelques kilos de blé ne valent que quelques centimes au prix de revente de l’agriculteur à la coopérative agricole. (Pour info, la côte tourne autour des 110 €/tonne soit 11 centimes du kilo sur les marchés boursiers et avec déjà quelques intermédiaires commissionnés)

Donc, me voilà prêt…Nettoyage du blé à l’eau et sèchage pendant quelques heures… Incroyable cette odeur, je me croirais dans la moissonneuse en été…une bonne odeur de blé…

Je suis vraiment impatient de voir ce que cela va donner en farine et surtout en pain…
Voilà la machine installée et prête à tourner quelques minutes…MIRACLE… ça marche et toujours cette odeur très typique, une vraie découverte…

Il nous faudra quelques minutes seulement pour voir notre récipient se remplir jusqu’au sommet d’une belle farine complète…Mais je voulais une farine bien blanche et celle-ci ne l’est pas.

En effet, la machine ne fait que broyer le grain et donc l’intérieur de celui-ci donne la farine bien blanche et la couverture de celui-ci reste de couleur « or » et me donne donc une farine complète.

Je me décide donc de passer l’ensemble au tamis et supprimer ainsi une partie de la coquille pour ne garder que le maximum de farine blanche…J’en ai retiré pas mal mais impossible d’avoir une farine blanche seulement.

Il faudra que j’achète un tamis plus fin pour voir ce que ça donne mais en attendant, me voici prêt pour faire un pain disons « de campagne ». Et quoi de plus vrai puisque, mis à part la levure, tout est artisanal et campagne…

Le pain fut un vrai délice…Et même les voisins ont aimé et dieu sait que les français sont attachés à leur baguette…Ho ben voilà une idée pour demain…on va essayer les baguettes campagne…

Question prix : IMBATTABLE. Pour un pain de taille normale (+/-750 Gr) :

  • 500 gr de farine soit +/- 550 gr de blé : +/- 0,05 € ( compter 2,50€/Kg en commerce soit + 2500 % ou 25x plus cher)
  • 350 ml d’eau ( même à 5€ le m³ (ici en France)) : 0,0017 € … n’existe même pas de pièces pour ça…
  • Un sachet de levure : 12,50€ chez leader price soit 0,05 € pour mon pain
  • 2 gr de Sel : 0,55€/kg soit 0,0011 €
  • 2 gr de Sucre : 1€/kg soit 0,002 €
  • Un peu d’huile d’olive : je fais pas le compte

NB : ceci n’est pas une recette, j’ai allègrement arrondi les valeurs…

Cela nous fait un pain à 0,1048 € pour les ingrédients…mais il reste l’énergie à payer…je suis fatigué, je ne compte pas…mais vous avouez, pour un pain de haute qualité, c’est relativement peu cher…

Et quel plaisir de pouvoir « gérer » la filiaire de son pain depuis la graine semée jusqu’au pain chaud sorti du four… Je n’ai plus qu’à cultiver ma canne à sucre, mon olivier (huile), récolter mon sel et traiter mes eaux de pluies pour la rendre potable…

Ca fait encore beaucoup de chose à gérer pour avoir un pain à 100 % maison, je vous ecrirai un petit billet dans une trentaine d’année, à ma pension, quand j’aurai réussi…si je réussis…

Préparons notre commande – Producteurs

Bonjour à tous,

Je me présente, Belge habitant la France mais suivant de très près l’initiative TOPINO.be et jardinier convaincu.

Ce petit billet pour vous, futurs jardiniers et vendeurs sur topino.be, il est temps, après avoir retourné votre terre pour l’hiver, de préparer son « plan de culture ».

Pour moi aujourd’hui, il s’agit des pommes de terre. QUOI, des vulgaires patates ??? Hé bien non, même s’il est vrai que les pommes de terre de supermarché sont assez bon marché, vous n’avez pas toujours droit aux meilleurs produits. Que trouvent-on ? Charlotte, Bintje, Nicola…tout des noms connus en soi…mais qu’en est il des autres variétés ?

Vitelotte ou Truffe de Chine
Il en existe plusieurs milliers dont (pour la France) environs 140 reconnues et autorisées. Oui, vous avez bien entendu, une grande partie des variétés ne sont pas autorisées??KESAKO?? Non autorisées à la vente par des producteurs professionnels, maraichers, grandes surfaces, … mais pas pour des particuliers qui auraient fait passer cette variété de père en fils.

Le problèmes ??? la dégénérescence car les maladies et les virus s’installent dans les plans, réduisent le rendement et la qualité (souvent visuelle)…soit qualifiée impropre par les autorités compétentes alors que celles-ci ne posent pas de problèmes en réalité pour une production personnelle…

Soit, voilà où je veux en venir, Utilisons TOPINO.BE pour vendre ou donner des plans de variétés rares ou introuvables en grande surface et sauvons ensemble la diversité (on en parle beaucoup pour les relations humaines mais pas pour les légumes).

Voilà mon plan personnel pour l’année prochaine :

  1. Belle de Fontenay : précoce, rendement pas terrible, sensible au mildiou mais tellement délicieuse…
  2. Amandine : précoce, bon rendement, sensible au virus mais délicieuse en salade. Conservation +/-, cette année, je mange encore la récolte de Juillet.
  3. Elodie : gros rendement et super bonne en frites et chips (hé oui, on ne se refait pas)
  4. Bintje : gros rendement. 1ere année donc vous direz l’année prochaine ce que j’en pense. Variété connue et ne présentant pas un intérêt de sauvegarde mais bon…
  5. Ratte : Assez bien connue en France, proche de la « corne de gatte ». rendement faible et sensible au maladie. 1ere année de culture
  6. Pompadour : Label Rouge en Picardie (où j’habite) et donc reconnue pour ses qualités gustatives. Il s’agit en plus d’une variété presque éteinte qui reprend vigueur grâce à quelques agriculteurs de l’Oise et de la Somme. 1 ere année de culture si je trouve des plans (un des agriculteurs habite à quelques kilomètres, j’arriverai toujours bien à le convaincre)
  7. Corne de Gatte : En bon Belge, je fais découvrir cette variété des Ardennes belges au Français. Plans achetés en Belgique car introuvables par ici.
  8. Roseval : Pomme de terre à la peau rouge et chaire jaune, bon rendement, 1ere année de culture mais recommandée par un voisin (agriculteur pensionné au très beau potager…)
  9. Désirée : Peau rouge également, assez connue mais avec un bon rendement et peu sensible au maladie. Pourquoi ? Juste pour assurer une production de PDT moins sensible aux maladies (mildiou et autres).
  10. Vitelotte : peu connue, très tardive (150 jours de culture), mauvais rendement et sensible aux maladies…WHAT???Pourquoi??? je vous invite à une petite recherche sur google. Elle est aussi appelée Truffe de Chine, cela résume assez bien cette pomme de terre noire à la peu mauve et blanche et au goût de chataigne…Excellente en Frites et chips, ou bien sautée et de quoi impressionner vos invités à table quand vous leurs servirai une petite purée bleue. Pour info, elle redevient très à la mode dans les grands restos étoilés justement pour son originalité. Mais ils n’ont rien inventés…on peut néanmoins les remercier de remettre au goût du jour une pomme de terre oubliée.

Allez, bonne recherche sur les variétés que vous cultiverez l’année prochaine…et à bientôt pour les autres légumes…