Témoignage sur la woodbox Topino.be

En recherche d’un vrai changement de mode de consommation, nous avons cherché à monter un gac dans le village… Le projet a échouer…

J’avais utiliser Topino ‘première version’ pour trouver des producteurs. Résultats : beaucoup kilomètres à parcourir pour trouver les produits.

Notre envie de changement s’est assoupie par manque de temps et de véritables alternatives un peu efficace.
Topino nous semblait cher…
Mais l’objectif restait là, dans un coin du cerveau: ne plus aller dans les temples des la conso.

Nous avons alors penser livraison à domicile mais dans la province du Luxembourg rien… Paradoxalement habiter proche des producteurs nous rendait moins bien desservi qu’à Bruxelles ou dans d’autres grande ville ou des solutions existent.

Puis Topino, qui continuait vaillamment à m’envoyer des mails alors que je les balançais dans la corbeille après une lecture très sommaire… Topino fait une offre qui attire mon regard: Dépôt d’une woodbox gratuite (économie de la caution)…
Oui, mais les produits sont plus chers…
Bon c’est gratuit, on essaie, on verra, l’allergie auditive au bip de la caisse à la Méga Superette est trop fort… ras-le-bol de leur donner de l’argent pour les produits que l’on y trouve…On se lance, on essaie et on est content, content, content…
Alors, oui c’est plus cher qu’à la Méga Superette du coin… Mais… C’est pas comparable…
Un exemple concret: 1kg de hachis de bœuf à 5€ à la MégaSuperette en promotion, à 7,5€ sans promotion et chez Topino, 14€ en bio ou en local…
Sur papier c’est: Ouf pas possible, c’est cher…
Mais dans la réalité: c’est pas le même produit. A la MégaSuperette, à la cuisson, il y a d’abord perte d’eau jusqu’à 30% et il y a vraiment beaucoup de gras… si on tient compte juste de l’eau, le prix en promotion remonte à 7,5€ du kilo et sans promotion à 11, 26€. D’autre part, je suis sur que la valeur nutritive de la viande n’est pas la même, j’en mange moins pour arriver au même niveaux de satiété. Et c’est pareil pour le fromage de production artisanale en comparaison au fromage de l’industrie.
Résultat, on fait des économies, on achète plus cher de la qualité mais on en achète moins… (Comme ne dirait pas un publiciste: payez plus… pour avoir moins… et être content)
Conclusion:
Alors, oui, Topino se mets 30% dans la poche (c’est sa marge).
Mais Topino rend un service correct et sa marge est moindre que celle des grandes surfaces qui ne permettent pas aux producteurs de produire et de vivre convenablement. Avec Topino, on a la satisfaction de savoir que l’on paie un prix juste au producteur.
Oui, c’est plus cher en première apparence, mais au bout du compte on dépense moins… Et donc on refait de nouveaux des économies…
Oui, il y a moins de choix que dans un grande surface, mais l’essentiel des besoins sont couverts avec du goût et de la matière pas avec de l’eau et des glutamates…

Après un mois, la décision est prise on continue.

 

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S.B. de Marche-en-Famenne

Partagez vos recettes et gagnez des crédits à dépenser sur Topino.be

Votre moelleux au chocolat en fait tomber plus d’un. Votre sorbet au vinaigre balsamique a surpris tous vos invités. Vos pâtes tomates-mozzarella sont dévorées en 4 minutes.

Vous avez envie de faire profiter vos recettes à d’autres gourmands passionnés qui veulent soutenir les petits producteurs locaux ? C’est possible et très simple.

Le principe des « recettes à faire » que Topino.be vient de lancer est de permettre l’achat d’une recette avec tous les ingrédients dans la quantité prévue pour la faire. L’éditeur qui publie sa recette reçoit alors 0,5€ sur son compte virtuel Topino chaque fois qu’une recette est achetée et qu’il peut ensuite utiliser pour acheter des produits ou d’autres recettes à faire. Et pour celui qui l’achète, c’est une manière très simple et ludique de (re)découvrir comment cuisiner des produits locaux.

Publier ses recettes en quatre étapes :

  1. Composer la recette avec la liste des ingrédients et la marche à suivre :
    1. Règle 1 : tous les ingrédients doivent être disponibles sur Topino.be soit via les producteurs locaux soit via les producteurs équitables du Sud. S’il vous manque un ingrédient, ça peut être l’occasion pour nous de faire rentrer un nouveau producteur dans le réseau ;
    2. Règle 2 : la recette doit obligatoirement être pour 2 ou 4 personnes ;
  2. Prenez deux photos : la première avant de faire la recette avec une vue de tous les ingrédients et la deuxième après avoir fait la recette avec le plat une fois cuisiné
  3. Créez-vous un compte sur Topino.be ;
  4. Envoyez à info@topino.net la recette + les deux photos + une photo de vous + un petit mot sur vous et votre passion pour la cuisine.

Il nous restera alors à valider votre recette et à publier toutes les infos (la recette et ses photos, votre descriptif et votre photo). Vous serez alors automatiquement avertit par mail chaque fois que quelqu’un la commandera. Et votre compte virtuel sera crédité en conséquence de 0,5€ à la fin du mois pour chaque recette commandée lors du mois écoulé.

glace cerises + ingrédients

 

Glace aux cerises

Pour commander une recette, cliquez ici

 

 

Jonathan et ses beaux légumes

Pour être totalement convaincu que se nourrir avec de bons légumes va au-delà de l’action saine et vitale du geste, nous vous conseillons de rendre une petite visite à notre maraîcher, Jonathan Derenne (Le Champ Liberterre), sur le terrain qu’il cultive à Bossière, près de Gembloux.

Vous serez de suite frappé par la lumière et les dégradés de couleurs du champ, exposé plein sud. Votre venue représente pour lui LChLib_ChampBossièrela meilleure certification qui soit, plus qu’un label : en parcourant les allées, en vous baissant à hauteur de plants, vous pourrez constater et partager son choix de cultiver selon les critères biologiques strictes. Il confirme : le cahier des charges de l’agriculture biologique est donc bien respecté en n’utilisant ni herbicide, ni pesticide et ni engrais de synthèse, ni OGM évidemment. Les semences et plants qui sont utilisés sont aussi issus de l’agriculture biologique. Le travail de la terre se fait en vue de respecter les systèmes et cycles naturels en maintenant ou en améliorant la qualité des sols, de l’eau, des végétaux et des animaux ainsi que l’équilibre entre ceux-ci. La certification (administrative celle-là) viendra certainement à l’avenir, mais le travail de la terre reste actuellement prioritaire.

Ici, pas de lignes de légumes calibrés à perte de vue, débarrassés de toutes mauvaises herbes, non, c’est un jarLChLib_PanierLégumesdin combiné, foisonnant de variétés diverses. Les classiques sont là bien sûr : laitues, plantes aromatiques connues (persil, basilic, sauge,…) choux, courgettes, pommes de terre, etc. Mais Jonathan tient aussi à intégrer des plantes plus rares ou originales et tout aussi savoureuses : périlla, mélisse, moutarde de Chine, fleurs comestibles, Choux de Toscane, potimarrons anciens.

Pour ceux qui ont déjà eu l’occasion de les cuisiner depuis qu’ils sont accessibles sur le réseau Topino, c’est un régal et une belle découverte chaque semaine, en qualité et quantité toujours généreuse.

jonathan bisLe lieu est important : cultiver en pleine campagne, à la bordure du village de Bossière, sur un terrain mis à sa disposition par une asbl citoyenne, Ekikrok (www.ekikrok.be) donne un sens supplémentaire à son travail. Jonathan y cotoie les membres, régulièrement présents pour aménager le potager communautaire juste à côté des espaces qui lui sont réservés. Cela lui permet de s’insérer dans un projet plus large de promotion de l’alimentation saine et durable, de tester diverses techniques de culture, de partager les avis sur les modèles agricoles de demain, avec la certitude néanmoins que produire à proximité de ses consommateurs, et selon des méthodes respectueuses de la nature et des saisons est un critère essentiel.

Jean-Philippe Habran, Le Cyclo-messager des Vallées.

Facilitateur circuit court sur Topino.be

Tout sur le miel de Xavier Renotte (Nectar & Co)

Nombreux d’entre vous ont déjà goûté les miels de Xavier. Des produits d’une exceptionnelle qualité et une gamme incroyable.
Apiculteur amateur depuis ses 12 ans, Xavier a entamé une carrière professionnelle dans un secteur porteur pour un jour tout plaquer et se consacrer à sa passion à temps plein. Il fait depuis partie du groupe des apiculteurs wallons qui vivent de leur métier. Ils sont 2.

Xavier exerce en fait deux métiers. Il est tout d’abord apiculteur et gère plusieurs colonies d’abeilles à Bruxelles et en Wallonie. Il commercialise son miel sous deux intitulés « miel de ville » et « miel de campagne » (photo = les ruches de Xavier devant le Parlement européen à Bruxelles). Il est habituellement impossible d’en avoir car pour le moment la demande dépasse allègrement l’offre. Sachant qu’en Belgique 75% du miel consommé est produit en dehors de l’Union Européenne, pourquoi n’y a-t-il pas plus d’apiculteurs belges et pourquoi les apiculteurs restent sous statut amateur ? Il y a d’abord le prix de revient. Les miels importés (venant surtout de Chine et d’Inde) sont achetés 1,29€/kg. C’est-à-dire moins chers que le coût de production d’un miel local. Ensuite, les conditions climatiques qui rendent aléatoire les volumes produits. Après, l’effondrement des colonies d’abeilles de souches européennes dont on a pas encore trouvé l’explication mais qui, depuis les années 2000, est responsable d’une mortalité des abeilles qui localement a pu atteindre 90% des colonies. Enfin, l’impossibilité d’appliquer chez nous des labels reconnus (bio, AOC, etc.) qui permettrait de mieux valoriser les miels locaux et surtout, d’être concurrentiels par rapport aux miels importés.

C’est sur ce tableau là que Xavier a décidé de se positionner. En plus de ses miels locaux, il produit aussi des miels bio monofloraux en partenariat avec des apiculteurs italiens et français (photo = Xavier en visite en Italie). La législation européenne imposant, autour des ruches, un rayon de 3 kilomètres de cultures labellisées bio pour pouvoir labelliser les miels, il est pratiquement impossible d’en produire en Wallonie. Travailler avec des miels produits en France et Italie restant local comparativement aux miels bio des grandes surfaces qui proviennent surtout de Chine et du Brésil. C’est ce qui se cache derrière la phrase « miels UE et non UE » indiqués sur tous ces pots.
Résultat, Xavier arrive à vous proposer des miels bio ET monofloraux, c’est-à-dire qui proviennent majoritairement d’un seul type de fleur (citronnier ou thym ou carottes sauvages ou lavande) alors que nos miels locaux sont quasi exclusivement « toutes fleurs » (colza, ronces, trèfle, etc.).

Enfin, la grande particularité de Xavier est d’avoir investi dans une miellerie ultra équipée qui lui permet de mettre en pots ses miels dans des conditions optimales de température, d’humidité et de maîtriser idéalement la phase de cristallisation. Il en résulte des miels d’une onctuosité frappante et d’une stabilité de conservation incroyable.

Ce soir, c’est sûr, on rêve d’abeilles et de miel.

Faites connaissance avec Louis, à Bruxelles

Ils ont fait le grand saut ! Devenir « Facilitateur circuit court » : ce nouveau métier séduit de plus en plus de gens désireux de se lancer comme indépendant dans un secteur en pleine croissance, porteur de fortes valeurs sociales, environnementales et économiques.

La plateforme www.topino.be permet aux consommateurs de faire leurs courses directement auprès des producteurs de leur région, sans passer par la grande distribution. Ceci est possible grâce à un réseau de ‘facilitateurs circuit court’ : ils gèrent un réseau de producteurs et de consommateurs locaux, et assurent la collecte et la livraison des commandes de l’un à l’autre via un réseau de points de retrait. Louis de Francquen se lance en tant que facilitateur circuit court du réseau Topino.be en Région bruxelloise à Auderghem, Woluwe-St-Pierre, Woluwe-St-Lambert, Etterbeek.

Interview de Louis, juste avant l’ouverture de ses 6 points de retrait à Bruxelles :

Pourquoi te lancer comme facilitateur circuit court ?

Louis : Je voulais un boulot qui contribue à une société plus durable, fait de rencontres intéressantes et qui mélange travail de bureau et de terrain. C’est un environnement professionnel fait de contacts avec des passionnées, engagés, qui partagent mes valeurs (le respect, la solidarité, l’entre-aide, l’écologie, la simplicité, etc..) et qui n’ont pas peur de se lancer pour réaliser leurs idéaux vers une société plus durable. Un revenu juste pour les producteurs, équilibrer les relations nord-sud, revenir à l’essentiel de notre consommation, changer les mentalités, informer les gens sur les solutions d’avenir sont des challenges qui me parlent. L’alimentation locale, éthique et de saison doit être mise en avant, c’est une vraie solution contre la pollution, le gaspillage alimentaire, les inégalités sociales et pour une meilleure qualité de vie.

Quelle était ton activité avant de te lancer comme facilitateur circuit court ?

Louis : J’ai étudié le commerce extérieur à l’Ephec, fait un master en commerce équitable aux Pays-Bas. Après avoir réalisé mon mémoire pour un fonds d’investissement durable, j’ai travaillé dans deux ONG belges.

Qu’est-ce qui t’a convaincu de faire le pas et d’être réellement actif dans le domaine ? Quels déclencheurs en particulier ?

Louis : J’ai toujours été passionné par les problématiques socio-économiques et environnementales. Depuis tout petit, je suis conscient des inégalités nord-sud. Je souhaitais que mon travail puisse aider ceux qui en ont le plus besoin, qu’il permette d’améliorer leurs conditions de vie de manière durable. Le commerce juste, responsable, local et international m’intéresse beaucoup car cela touche à un de nos besoins fondamentaux : se nourrir. Il concerne des millions de personnes et implique d’autres problématiques mondiales (l’environnement, la paix, l’éducation, etc.)

Es-tu ou as-tu déjà été actif de près ou de loin dans le circuit court ? Dans le monde de la production ? Dans l’alimentation durable ?

Louis : Oui, j’ai déjà été actif dans des projets de soutien aux petits producteurs du sud. J’ai travaillé sur des projets de labellisation/certification bio et Fairtrade, de développement de filières responsables et de géolocalisation.

Avant de croiser Topino.be et d’entendre parler du rôle de facilitateur circuit court, comment aurais-tu envisagé ton implication dans l’alimentation durable ?

Louis : Avant de croiser Topino, je voulais travailler dans le développement de filières agro-alimentaires durables dans les pays en voie de développement. C’est un secteur passionnant en pleine mutation ayant de nombreux projets adoptant une approche plus sociale, environnementale et économiquement juste pour et avec les petits producteurs. J’y retournerai peut-être plus tard, mais une chose à la fois.

Quelle partie du travail te semblera la plus difficile à gérer pour toi ?

Louis : Aucune, tout s’apprend!

Inversement, avec quelle partie du futur travail te sens-tu le plus à l’aise ?

Louis : Les activités de sensibilisation, d’information, de promotion et la mise en place de collaborations avec des associations, entreprises ou particuliers.

Être facilitateur signifie gérer un réseau de producteurs, de points de retrait et de consommateurs. Selon toi, quels sont les arguments qui vont convaincre chacun de ces 3 acteurs d’être actif dans le circuit court ?

Louis : Pour les producteurs : avoir un meilleur revenu, plus en relation avec ses efforts et la qualité de ses produits, pouvoir se concentrer sur son métier de base, la production tout en pouvant le développer. Pour les consommateurs : avoir accès à une large gamme de produits alimentaires frais, sains, de qualité, éthiques et qui offrent un revenu juste au producteur. Savoir d’où vient sa nourriture, par qui elle est produite et comment. Faire un réel acte de solidarité et d’engagement. Pour les points de retrait : élargir sa base de clients via plus de visibilité, atteindre de nouveaux types de clients, pouvoir vendre leurs produits s’ils sont eux-mêmes producteurs, se différencier de leurs concurrents en proposant indirectement des produits qui ne se trouvent pas en grande surface.

Les points de retrait actuels de Louis à Bruxelles :

  • Eurowines
  • Rue de l’Eglise, 98A
    1150 Woluwé-Saint-Pierre
  • Lasagneria
    Avenue des Volontaires, 44
    1040 Etterbeek
  • Boucherie Freddy
    Rue de Pervyse, 64
    1040 Etterbeek
  • AFS Programmes Interculturels Asbl
    Place de l’Alma, 3
    1200 Woluwé-Saint-Lambert
  • Question de Goûts (ouverture prochaine)
    Chaussée de Wavre, 1705
    1160 Auderghem
  • Pâtisserie Goossens (ouverture prochaine)
    Avenue Jules de Trooz, 25
    1150 Woluwé-Saint-Pierre

Contacter Louis

Louis de Francquen
0472 / 64 66 36
louisdefrancquen@topino.be

Passez commande sur www.topino.be

Faites connaissance avec Jean-Philippe Habran de Cyclo-Messager, à Gembloux

JP Habran

Ils ont fait le grand saut ! Devenir « Facilitateur circuit court » : ce nouveau métier séduit de plus en plus de gens désireux de se lancer comme indépendant dans un secteur en pleine croissance, porteur de fortes valeurs sociales, environnementales et économiques.

Aujourd’hui, les consommateurs peuvent faire leurs courses directement auprès des producteurs de leur région, sans passer par la grande distribution. Ceci et possible grâce à un réseau de ‘facilitateurs circuit court’ : ils gèrent un réseau de producteurs et de consommateurs locaux, et assurent la collecte et la livraison des commandes de l’un à l’autre via un réseau de points de retrait. Jean-Philippe Habran se lance en tant que facilitateur circuit court sous le nom de sa société Cyclo-Messager des Vallées. Il sera actif à Gembloux, Thorembais-St-Trond, Sauvenière et Corroy-le-Chateau.. La plateforme e-commerce de Cyclo-Messager est hébergée sur www.topino.be, et la plupart des produits collectés et distribués par Cyclo-Messager proviennent des producteurs du réseau Topino.be.

Interview de Jean-Philippe, juste avant l’ouverture de ses 5 points de retrait en région gembloutoise : 

Quelle était ton activité avant de te lancer comme facilitateur circuit court ?

Jean-Philippe : Je suis le Cyclo-messager des Vallées, je propose une solution de transport de marchandises à vélo dans ma région, c’est-à-dire à Gembloux et dans un rayon d’environ 10km alentours. Je dispose pour cela d’un vélo-cargo bi-porteur, avec une caisse à l’avant qui me permet de prendre jusqu’à 100kg de colis. J’offre donc depuis le début une solution pour le courrier ou les petits colis. Très vite mon activité s’est concentrée presqu’exclusivement sur le transport de paniers bio ou de produits alimentaires.

Pourquoi te lancer comme facilitateur circuit court ?

Jean-Philippe : ce rôle colle très bien avec un des objectifs que je m’étais fixés : celui d’être un acteur utile dans l’économie locale, qui veut faire connaître les producteurs, artisans ou commerçants de ma région et veille à tisser des liens entre eux et avec le public, les citoyens. C’est le prolongement logique de mon implication actuelle dans l’alimentaire.

Qu’est-ce qui t’a convaincu de faire le pas et d’être réellement actif dans le domaine ? Quel(s) déclencheur(s) en particulier ?

Jean-Philippe : Lorsque j’ai commencé l’activité à vélo, j’étais déjà motivé par l’envie de proposer un modèle différent, une solution à échelle humaine. Le domaine de l’alimentation et de l’agriculture me paraît être un secteur extrêmement exemplatif du pouvoir que nous avons de changer notre comportement de consommation au profit de l’économie locale, de favoriser des producteurs de petite taille, pour se tourner par la même occasion vers des produits de qualité, plus sains et moins énergivores. Je transportais déjà les paniers de Topino depuis quelques temps, et ils m’avaient déjà parlé de leur volonté de se reposer sur des acteurs actifs localement. Cela m’est apparu logiquement comme une opportunité pour élargir mon activité de Cyclo.

Es-tu ou as-tu déjà été actif de près ou de loin dans le circuit court ? Dans le monde de la production ? Dans l’alimentation durable ?

Jean-Philippe : Je suis actif dans l’association Ekikrok à Bossière, dont l’objet est de promouvoir l’alimentation, saine, durable et équitable par l’organisation de conférences, d’atelier et l’animation d’un jardin communautaire. Une fois par semaine, l’association ouvre également une petite épicerie dans laquelle nous proposons des produits bio, locaux ou en tout cas basés sur le commerce équitable s’ils viennent de plus loin. C’est un très beau projet, j’y consacre pas mal de temps et c’est aussi un lieu d’échanges et de convivialité, valeurs que l’on peut bien plus retrouver auprès de nos producteurs que dans les grands modèles industriels de distribution.

Depuis combien de temps as-tu ce projet-là en tête ?

Jean-Philippe : J’ai quitté le monde de la banque il y a deux ans maintenant pour m’ouvrir à mes envies et découvrir la pertinence du modèle de développement relocalisé. J’ai lancé le Cyclo-messager il y a un peu moins d’un an. Je planche avec Topino sur le réseau de produits locaux depuis 3 mois.

Avant de croiser Topino.be et d’entendre parler du rôle de facilitateur circuit court, comment aurais-tu envisagé ton implication dans l’alimentation durable ?

Jean-Philippe : J’essaie depuis plusieurs années de trouver, au niveau privé d’abord, des solutions proches pour l’achat de légumes par exemple, et plusieurs initiatives ont existé ou existent à Gembloux. L’avantage de Topino est de pouvoir proposer une gamme très large, qui évite de devoir gérer différents déplacements ou interlocuteurs. J’avoue aussi que l’idée d’avoir un petit magasin à moi, ou un petit resto simple mais où l’on propose des plats et boissons de qualité, ce sont des images que j’ai eu régulièrement, comme beaucoup sans doute, quand on se prend à rêver, en vacances ou dans des moments de relâche. Je vais toucher cela d’assez près finalement.

Quelle partie du travail te semblera la plus difficile à gérer pour toi ?

Jean-Philippe : Je découvre tout à fait le métier de logisticien. Organiser les tournées, la préparation méthodique et la distribution des paniers représente une nouveauté, mais c’est un défi professionnel qui me plaît. J’ai prévu d’élargir le réseau des points de dépôt par vagues, progressivement, ce qui me permettra aussi de m’adapter au cours du temps.

Inversement, avec quelle partie du futur travail te sens-tu le plus à l’aise ?

Jean-Philippe : J’aime beaucoup le contact direct, ce que je faisais aussi déjà dans ma vie professionnelle antérieure. Aller à la découverte de nouveaux producteurs, et entretenir une relation de confiance avec les clients me motive beaucoup. Dans ce cadre, je compte bien maintenir le transport à vélo, à chaque fois que cela sera possible, parce que j’aime travailler à vélo, cela me fait du bien et dans les contacts avec les clients c’est un très beau vecteur de convivialité.

Être facilitateur signifie gérer un réseau de producteurs, de points de retrait et de consommateurs. Selon toi, quels sont les arguments qui vont convaincre chacun de ces 3 acteurs d’être actif dans le circuit court ?

Jean-Philippe : Je crois que chaque partenaire peut prendre conscience qu’il est acteur d’un nouveau modèle de consommation, plus sobre et durable, où convivialité, qualité, information et prix justes sont les maître-mots. Chacun a un avantage à tirer de cette relation directe. Je veillerai particulièrement à l’animation de ce réseau où il ne s’agira pas juste d’acheter autrement ses produits. Ce sera plus : tous pourront contribuer, participer et enrichir ce lien.

Les points de retrait de Cyclo-Messager à Gembloux :

Contacter Cyclo-Messager :

Le Cyclo-messager des Vallées
Rue Gustave Masset, 58
5030 Gembloux
0497 / 070 090
www.cyclomessager.be

Passez commande sur www.topino.be

Inauguration du nouvel atelier à la fromagerie du Gros Chêne

Ce week-end, avait lieu l’inauguration officielle du nouvel atelier de transformation de la fromagerie du Gros-Chêne. Erigé sous la forme d’un atelier partagé, Daniel et Michèle y mutualiseront l’outil avec trois autres producteurs de la région.

Nous avons eu l’occasion de suivre la visite avec Daniel et sommes revenus impressionnés par la qualité de la construction et des équipements et surtout, par la place dont disposeront dorénavant les artisans pour y fabriquer leurs fromages.

Cette visite était également l’occasion de se remémorer les différentes étapes de fabrication des fromages.

Dans un premier temps, le lait de vache bio, de chèvre et de brebis (récolté chez des producteurs voisins) est réceptionné et stocké dans des cuves maintenues à3°C. A chaque arrivage, un échantillon est prélevé et envoyé à un laboratoire agréé chargé de contrôler l’état sanitaire du lait.

La deuxième étape, le caillage, consiste à solidifier le lait. Il peut se faire de deux manières : soit naturellement, sous l’action des bactéries lactiques contenues dans le lait (P’tit Gatli, Folie Bergère, Pavé crème, maquée, Sainte-Maure, …), soit de manière accélérée en ajoutant de la présure, enzyme prélevée dans l’estomac d’un veau allaitant (Moêllon, Gralou, Mamé Vî Bleu, Chevrin, Brebis fleuri, …). Dans bien des cas, le caillage est mixte via un dosage savant des bactéries et de la présure de la part du fromager.

Le moulage est la troisième étape et consiste à donner sa forme finale au fromage. Les pâtes pressées sont moulées dans une toile disposée dans des formes en bois, appelées « planchets ». Pour les pâtes molles, on verse le caillé dans des moules perforés à l’aide d’une louche ou d’une poche, afin que le petit lait puisse s’écouler.

 L’étape suivante, l’égouttage, sert à séparer le caillé (phase solide) du lactosérum (phase liquide). Celui-ci peut être spontané ou se faire par pressage ou brassage et demande généralement du temps et de la technique.

 

Une fois caillé, moulé et égoutté, le caillé est ensuite salé et affiné. C’est cette dernière étape qui sous l’action des ferments introduits par le fromager permet de donner sa saveur au fromage.

 

On le voit, tout l’art du fromager dépend de la maîtrise de différents facteurs : qualité du lait, brassage du caillé, dosage de la présure et des ferments, conditions d’affinage,….

Cette visite était l’occasion de rencontrer Daniel et son équipe sur leur lieu de travail et de comprendre et voir la logique de fabrication d’un produit qu’on déguste toutes les semaines.

Manger en direct du producteur, ce n’est pas seulement savourer un produit, c’est aussi comprendre un processus, découvrir un homme, une passion et mettre un visage derrière chaque produit.

 Merci Michèle et Daniel pour cette rencontre et bon travail dans votre nouvel atelier.

Ma commande de viande

Le porc en plein airContact pris grâce à la plateforme Topino, nous gagnons le lieu de rendez-vous à l’heure dite : un charmant village du Namurois.

Un homme sympathique m’ouvre sa porte, m’invite à rentrer, devinant mon nom : la rencontre est d’office joviale. Le colis est prêt, le prix conforme aux annonces. Nous bavardons sur son activité qu’il mène avec passion.

Dimanche autour de la table nous sommes à la fête. Mon épouse nous fait sa préparation provençale : une viande savoureuse, pas trop salée. Elle nous explique que les grandes surfaces mettent généralement beaucoup de sel pour augmenter la durée de conservation. Nous sommes conquis et décidons de renouveler l’expérience. Nos voisins seront eux aussi de la commande,…

par Michel
Vous aussi racontez-nous votre expérience de commande sur Topino. Envoyez-nous un mail et nous les publierons sur le blog.

Ma commande de miel

Avant-hier soir, trajet habituel du deuxième lundi de chaque mois, je pars déposer les enfants chez mes parents pour qu’ils y passent la journée de mardi. Sur la route, j’ai repéré à Beersel, un producteur de miel : « le Rucher bâ Poum ». Son nom aiguise encore un peu plus ma curiosité.
Je lui ai commandé deux pots deux jours avant.
Arrivés devant chez lui, la nuit est déjà tombée et il neige, mais mon miel m’attend ! L’accueil est hyper chaleureux et on discute un peu. Les ruchers se trouvent en fait juste là, au fond du jardin, en plein centre du village. Jamais je n’aurais cru qu’il y avait des abeilles là. Elles doivent donc se régaler de toutes les fleurs des voisins. Évidemment, avec la neige et la nuit, je ne vois pas grand chose mais suis déjà vraiment ravi de ce contact direct avec le producteur.
Il m’invite à sa journée porte ouverte qu’il prévoit de faire au printemps. J’y reviendrai pour voir ces abeilles du jardin.
Arrivé chez mes parents, ils ont bien sûr droit à un des deux pots que je viens juste d’acheter. Et la discussion reprend… « …Et en plus les ruches sont au fin du jardin …. et il m’a expliqué que… ».

Je vais te montrer mon intérieur d’îlot!

jardinA Koekelberg, nous habitons un rez-de-chaussée avec un jardin de 200m². La photo en atteste (flèche verte), mes voisins n’ont pas la même chance que moi!

En Région bruxelloise, près d’un tiers des espaces verts sont des jardins privés. L’intérieur des îlots urbains se révèle dès lors relativement verdoyant! Les habitants qui les aménagent jouent un rôle actif; un environnement local de qualité, des espèces préservées, une biodiversité accrue, une meilleure qualité de vie en ville sont quelques points forts.

Dans le contexte géographique qui est le mien, imaginez un instant que soit bâti en façade arrière un nième atelier! Adieu veaux, vaches, cochons… En tout cas au revoir pelouse, arbustes, potager, plantes, crapauds et grenouilles! C’est malheureusement à ce type d’attaque qu’à dû faire face Gauthier De Crombrugghe. Depuis une association est née SAVE THE CITY GARDENS.

Concrètement, STCG veut:

> Une loi qui interdise de bâtir dans les jardins intérieurs de ville existants. Les jardins intérieurs sont d’utilité publique, au même titre que les services publics dans les bâtiments. Plus d’exceptions pour les constructions d’utilité publique dans les jardins de ville existants.

> Des subsides pour les citoyens qui désirent restaurer leur jardin ayant jadis été transformé en atelier, garage ou cour couverte.

Avec ce combat, SAVE THE CITY GARDENS aide également les petits producteurs de TOPINO!