Un délicieux sirop de pommes et de poires pour soutenir les agriculteurs wallons et Viva For Life

Depuis longtemps, La Clef des Champs suit le parcours des agriculteurs et relate chaque semaine leur vécu aux téléspectateurs de La Une. Leurs difficultés sont nombreuses, elles font souvent l’actualité.

Suite à l’embargo russe sur nos importations belges, l’équipe de La Clef des Champs désire soutenir nos agriculteurs par un geste symbolique en faisant fabriquer ses propres pots de sirop.

Les pommes et les poires sont achetées à deux producteurs locaux. Une siroperie fabrique le sirop « spécial Clef des Champs » en édition limitée. Mais l’action ne s’arrête pas là puisque ces pots sont mis en vente et que l’argent récolté est versé au bénéfice de l’action Viva for Life.

Cette action fera l’objet d’un reportage TV qui sera diffusé dans l’antenne du 22/11/14 vers 14h05

sur La Une.

Il sera mis en vente au prix de 7 euros du 12 novembre au 31 décembre via le site www.topino.be

 

 

Tél : 04/344.75 09 ou 04/344.73 00

e-mail : clefdeschamps@rtbf.be

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Jonathan et ses beaux légumes

Pour être totalement convaincu que se nourrir avec de bons légumes va au-delà de l’action saine et vitale du geste, nous vous conseillons de rendre une petite visite à notre maraîcher, Jonathan Derenne (Le Champ Liberterre), sur le terrain qu’il cultive à Bossière, près de Gembloux.

Vous serez de suite frappé par la lumière et les dégradés de couleurs du champ, exposé plein sud. Votre venue représente pour lui LChLib_ChampBossièrela meilleure certification qui soit, plus qu’un label : en parcourant les allées, en vous baissant à hauteur de plants, vous pourrez constater et partager son choix de cultiver selon les critères biologiques strictes. Il confirme : le cahier des charges de l’agriculture biologique est donc bien respecté en n’utilisant ni herbicide, ni pesticide et ni engrais de synthèse, ni OGM évidemment. Les semences et plants qui sont utilisés sont aussi issus de l’agriculture biologique. Le travail de la terre se fait en vue de respecter les systèmes et cycles naturels en maintenant ou en améliorant la qualité des sols, de l’eau, des végétaux et des animaux ainsi que l’équilibre entre ceux-ci. La certification (administrative celle-là) viendra certainement à l’avenir, mais le travail de la terre reste actuellement prioritaire.

Ici, pas de lignes de légumes calibrés à perte de vue, débarrassés de toutes mauvaises herbes, non, c’est un jarLChLib_PanierLégumesdin combiné, foisonnant de variétés diverses. Les classiques sont là bien sûr : laitues, plantes aromatiques connues (persil, basilic, sauge,…) choux, courgettes, pommes de terre, etc. Mais Jonathan tient aussi à intégrer des plantes plus rares ou originales et tout aussi savoureuses : périlla, mélisse, moutarde de Chine, fleurs comestibles, Choux de Toscane, potimarrons anciens.

Pour ceux qui ont déjà eu l’occasion de les cuisiner depuis qu’ils sont accessibles sur le réseau Topino, c’est un régal et une belle découverte chaque semaine, en qualité et quantité toujours généreuse.

jonathan bisLe lieu est important : cultiver en pleine campagne, à la bordure du village de Bossière, sur un terrain mis à sa disposition par une asbl citoyenne, Ekikrok (www.ekikrok.be) donne un sens supplémentaire à son travail. Jonathan y cotoie les membres, régulièrement présents pour aménager le potager communautaire juste à côté des espaces qui lui sont réservés. Cela lui permet de s’insérer dans un projet plus large de promotion de l’alimentation saine et durable, de tester diverses techniques de culture, de partager les avis sur les modèles agricoles de demain, avec la certitude néanmoins que produire à proximité de ses consommateurs, et selon des méthodes respectueuses de la nature et des saisons est un critère essentiel.

Jean-Philippe Habran, Le Cyclo-messager des Vallées.

Facilitateur circuit court sur Topino.be

La 3ème révolution agricole

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Tous les secteurs d’activité sont en révolution. A quelle révolution s’attendre pour le secteur de la production agricole et de la distribution alimentaire ?

Le secteur de la production agricole a connu sa première révolution grâce à la mécanique. Via la machine, les rendements agricoles ont progressivement explosé et le coût du travail a diminué. On a pu produire plus à moindre coût.

Plus tard, dans la foulée de la deuxième révolution industrielle qui doit tout au pétrole, la chimie est venue soutenir la mécanique en dopant littéralement les rendements.

Ces deux cycles de croissance arrivent à bout de course. La mécanique ne permet plus que de réduire la pénibilité du travail de l’unique exploitant agricole et la chimie est la cause d’impacts négatifs avérés sur l’environnement.

Les perspectives d’évolution reposent désormais sur les avancées liées à la génétique et aux nouvelles technologies. Grâce aux semences modifiées, l’alternative à la chimie et ses nuisances sur l’environnement est toute trouvée. Grâce aux nouvelles technologies (gps, domotique, imagerie satellite, …) les tracteurs rouleront seuls, les entrepôts se géreront automatiquement, les récoltes se feront à l’optimum de rendement de chaque parcelle.

Toutes ces évolutions sont la poursuite du modèle de croissance économique né de la deuxième révolution industrielle et basé sur des schémas de production de masse et centralisé, sur un pouvoir décisionnel hiérarchisé et sur l’infrastructure routière comme principale voie de communication.

Or, la troisième révolution industrielle est en marche. Nous allons vers des modes de production décentralisés, vers un système de pouvoir décisionnel latéral, vers internet comme principal mode de communication. Regardons le secteur des médias où tout un chacun est devenu photographe de presse d’un jour grâce à son smartphone. Où Facebook véhicule plus d’informations et plus vite que la somme de toutes les télés nationales. Regardons le secteur de l’énergie où les unités de production sur et dans les maisons individuelles se multiplient. Regardons le secteur de l’industrie où Lego revoie sa stratégie en investissant dans les parcs d’attractions et le cinéma puisque sur la production ils seront bientôt concurrencés par les imprimantes 3D qui permettront à chacun de créer ses propres blocs.

L’agriculture n’échappera pas à cette révolution. Elle va se réinventer autour du web comme principal vecteur de communication. Autour de petites exploitations familiales comme autant de mini-sites de production décentralisés et inter-connectés. Autour d’une transparence totale et d’un rapprochement direct entre le client et le producteur comme conséquence de l’avènement du pouvoir latéral.

Les conséquences directes de cette révolution ? Le producteur prendra le pas sur le distributeur dans sa relation avec le client. Le distributeur se mettra au service du producteur pour lui vendre des prestations administratives et logistiques. Le Web sera le principal canal de vente et d’organisation permettant de gérer en flux tendu l’offre et la demande, le transport et les échanges monétaires. Il s’en suivra une augmentation de la qualité de production (le producteur pouvant se concentrer sur cette seule activité en en maîtrisant tous les aspects et sous pression directe du client), une réduction du prix des produits de par une optimisation de la logistique, de nouvelles machines-outils, une création d’emplois agricoles grâce à la qualité et la transparence qui renforceront l’acceptation par le client de payer un prix juste.

Utopie ? Ce qui est sûr, c’est que cette révolution est déjà en cours.

Tout sur le miel de Xavier Renotte (Nectar & Co)

Nombreux d’entre vous ont déjà goûté les miels de Xavier. Des produits d’une exceptionnelle qualité et une gamme incroyable.
Apiculteur amateur depuis ses 12 ans, Xavier a entamé une carrière professionnelle dans un secteur porteur pour un jour tout plaquer et se consacrer à sa passion à temps plein. Il fait depuis partie du groupe des apiculteurs wallons qui vivent de leur métier. Ils sont 2.

Xavier exerce en fait deux métiers. Il est tout d’abord apiculteur et gère plusieurs colonies d’abeilles à Bruxelles et en Wallonie. Il commercialise son miel sous deux intitulés « miel de ville » et « miel de campagne » (photo = les ruches de Xavier devant le Parlement européen à Bruxelles). Il est habituellement impossible d’en avoir car pour le moment la demande dépasse allègrement l’offre. Sachant qu’en Belgique 75% du miel consommé est produit en dehors de l’Union Européenne, pourquoi n’y a-t-il pas plus d’apiculteurs belges et pourquoi les apiculteurs restent sous statut amateur ? Il y a d’abord le prix de revient. Les miels importés (venant surtout de Chine et d’Inde) sont achetés 1,29€/kg. C’est-à-dire moins chers que le coût de production d’un miel local. Ensuite, les conditions climatiques qui rendent aléatoire les volumes produits. Après, l’effondrement des colonies d’abeilles de souches européennes dont on a pas encore trouvé l’explication mais qui, depuis les années 2000, est responsable d’une mortalité des abeilles qui localement a pu atteindre 90% des colonies. Enfin, l’impossibilité d’appliquer chez nous des labels reconnus (bio, AOC, etc.) qui permettrait de mieux valoriser les miels locaux et surtout, d’être concurrentiels par rapport aux miels importés.

C’est sur ce tableau là que Xavier a décidé de se positionner. En plus de ses miels locaux, il produit aussi des miels bio monofloraux en partenariat avec des apiculteurs italiens et français (photo = Xavier en visite en Italie). La législation européenne imposant, autour des ruches, un rayon de 3 kilomètres de cultures labellisées bio pour pouvoir labelliser les miels, il est pratiquement impossible d’en produire en Wallonie. Travailler avec des miels produits en France et Italie restant local comparativement aux miels bio des grandes surfaces qui proviennent surtout de Chine et du Brésil. C’est ce qui se cache derrière la phrase « miels UE et non UE » indiqués sur tous ces pots.
Résultat, Xavier arrive à vous proposer des miels bio ET monofloraux, c’est-à-dire qui proviennent majoritairement d’un seul type de fleur (citronnier ou thym ou carottes sauvages ou lavande) alors que nos miels locaux sont quasi exclusivement « toutes fleurs » (colza, ronces, trèfle, etc.).

Enfin, la grande particularité de Xavier est d’avoir investi dans une miellerie ultra équipée qui lui permet de mettre en pots ses miels dans des conditions optimales de température, d’humidité et de maîtriser idéalement la phase de cristallisation. Il en résulte des miels d’une onctuosité frappante et d’une stabilité de conservation incroyable.

Ce soir, c’est sûr, on rêve d’abeilles et de miel.

Faites connaissance avec Louis, à Bruxelles

Ils ont fait le grand saut ! Devenir « Facilitateur circuit court » : ce nouveau métier séduit de plus en plus de gens désireux de se lancer comme indépendant dans un secteur en pleine croissance, porteur de fortes valeurs sociales, environnementales et économiques.

La plateforme www.topino.be permet aux consommateurs de faire leurs courses directement auprès des producteurs de leur région, sans passer par la grande distribution. Ceci est possible grâce à un réseau de ‘facilitateurs circuit court’ : ils gèrent un réseau de producteurs et de consommateurs locaux, et assurent la collecte et la livraison des commandes de l’un à l’autre via un réseau de points de retrait. Louis de Francquen se lance en tant que facilitateur circuit court du réseau Topino.be en Région bruxelloise à Auderghem, Woluwe-St-Pierre, Woluwe-St-Lambert, Etterbeek.

Interview de Louis, juste avant l’ouverture de ses 6 points de retrait à Bruxelles :

Pourquoi te lancer comme facilitateur circuit court ?

Louis : Je voulais un boulot qui contribue à une société plus durable, fait de rencontres intéressantes et qui mélange travail de bureau et de terrain. C’est un environnement professionnel fait de contacts avec des passionnées, engagés, qui partagent mes valeurs (le respect, la solidarité, l’entre-aide, l’écologie, la simplicité, etc..) et qui n’ont pas peur de se lancer pour réaliser leurs idéaux vers une société plus durable. Un revenu juste pour les producteurs, équilibrer les relations nord-sud, revenir à l’essentiel de notre consommation, changer les mentalités, informer les gens sur les solutions d’avenir sont des challenges qui me parlent. L’alimentation locale, éthique et de saison doit être mise en avant, c’est une vraie solution contre la pollution, le gaspillage alimentaire, les inégalités sociales et pour une meilleure qualité de vie.

Quelle était ton activité avant de te lancer comme facilitateur circuit court ?

Louis : J’ai étudié le commerce extérieur à l’Ephec, fait un master en commerce équitable aux Pays-Bas. Après avoir réalisé mon mémoire pour un fonds d’investissement durable, j’ai travaillé dans deux ONG belges.

Qu’est-ce qui t’a convaincu de faire le pas et d’être réellement actif dans le domaine ? Quels déclencheurs en particulier ?

Louis : J’ai toujours été passionné par les problématiques socio-économiques et environnementales. Depuis tout petit, je suis conscient des inégalités nord-sud. Je souhaitais que mon travail puisse aider ceux qui en ont le plus besoin, qu’il permette d’améliorer leurs conditions de vie de manière durable. Le commerce juste, responsable, local et international m’intéresse beaucoup car cela touche à un de nos besoins fondamentaux : se nourrir. Il concerne des millions de personnes et implique d’autres problématiques mondiales (l’environnement, la paix, l’éducation, etc.)

Es-tu ou as-tu déjà été actif de près ou de loin dans le circuit court ? Dans le monde de la production ? Dans l’alimentation durable ?

Louis : Oui, j’ai déjà été actif dans des projets de soutien aux petits producteurs du sud. J’ai travaillé sur des projets de labellisation/certification bio et Fairtrade, de développement de filières responsables et de géolocalisation.

Avant de croiser Topino.be et d’entendre parler du rôle de facilitateur circuit court, comment aurais-tu envisagé ton implication dans l’alimentation durable ?

Louis : Avant de croiser Topino, je voulais travailler dans le développement de filières agro-alimentaires durables dans les pays en voie de développement. C’est un secteur passionnant en pleine mutation ayant de nombreux projets adoptant une approche plus sociale, environnementale et économiquement juste pour et avec les petits producteurs. J’y retournerai peut-être plus tard, mais une chose à la fois.

Quelle partie du travail te semblera la plus difficile à gérer pour toi ?

Louis : Aucune, tout s’apprend!

Inversement, avec quelle partie du futur travail te sens-tu le plus à l’aise ?

Louis : Les activités de sensibilisation, d’information, de promotion et la mise en place de collaborations avec des associations, entreprises ou particuliers.

Être facilitateur signifie gérer un réseau de producteurs, de points de retrait et de consommateurs. Selon toi, quels sont les arguments qui vont convaincre chacun de ces 3 acteurs d’être actif dans le circuit court ?

Louis : Pour les producteurs : avoir un meilleur revenu, plus en relation avec ses efforts et la qualité de ses produits, pouvoir se concentrer sur son métier de base, la production tout en pouvant le développer. Pour les consommateurs : avoir accès à une large gamme de produits alimentaires frais, sains, de qualité, éthiques et qui offrent un revenu juste au producteur. Savoir d’où vient sa nourriture, par qui elle est produite et comment. Faire un réel acte de solidarité et d’engagement. Pour les points de retrait : élargir sa base de clients via plus de visibilité, atteindre de nouveaux types de clients, pouvoir vendre leurs produits s’ils sont eux-mêmes producteurs, se différencier de leurs concurrents en proposant indirectement des produits qui ne se trouvent pas en grande surface.

Les points de retrait actuels de Louis à Bruxelles :

  • Eurowines
  • Rue de l’Eglise, 98A
    1150 Woluwé-Saint-Pierre
  • Lasagneria
    Avenue des Volontaires, 44
    1040 Etterbeek
  • Boucherie Freddy
    Rue de Pervyse, 64
    1040 Etterbeek
  • AFS Programmes Interculturels Asbl
    Place de l’Alma, 3
    1200 Woluwé-Saint-Lambert
  • Question de Goûts (ouverture prochaine)
    Chaussée de Wavre, 1705
    1160 Auderghem
  • Pâtisserie Goossens (ouverture prochaine)
    Avenue Jules de Trooz, 25
    1150 Woluwé-Saint-Pierre

Contacter Louis

Louis de Francquen
0472 / 64 66 36
louisdefrancquen@topino.be

Passez commande sur www.topino.be

Faites connaissance avec Jean-Philippe Habran de Cyclo-Messager, à Gembloux

JP Habran

Ils ont fait le grand saut ! Devenir « Facilitateur circuit court » : ce nouveau métier séduit de plus en plus de gens désireux de se lancer comme indépendant dans un secteur en pleine croissance, porteur de fortes valeurs sociales, environnementales et économiques.

Aujourd’hui, les consommateurs peuvent faire leurs courses directement auprès des producteurs de leur région, sans passer par la grande distribution. Ceci et possible grâce à un réseau de ‘facilitateurs circuit court’ : ils gèrent un réseau de producteurs et de consommateurs locaux, et assurent la collecte et la livraison des commandes de l’un à l’autre via un réseau de points de retrait. Jean-Philippe Habran se lance en tant que facilitateur circuit court sous le nom de sa société Cyclo-Messager des Vallées. Il sera actif à Gembloux, Thorembais-St-Trond, Sauvenière et Corroy-le-Chateau.. La plateforme e-commerce de Cyclo-Messager est hébergée sur www.topino.be, et la plupart des produits collectés et distribués par Cyclo-Messager proviennent des producteurs du réseau Topino.be.

Interview de Jean-Philippe, juste avant l’ouverture de ses 5 points de retrait en région gembloutoise : 

Quelle était ton activité avant de te lancer comme facilitateur circuit court ?

Jean-Philippe : Je suis le Cyclo-messager des Vallées, je propose une solution de transport de marchandises à vélo dans ma région, c’est-à-dire à Gembloux et dans un rayon d’environ 10km alentours. Je dispose pour cela d’un vélo-cargo bi-porteur, avec une caisse à l’avant qui me permet de prendre jusqu’à 100kg de colis. J’offre donc depuis le début une solution pour le courrier ou les petits colis. Très vite mon activité s’est concentrée presqu’exclusivement sur le transport de paniers bio ou de produits alimentaires.

Pourquoi te lancer comme facilitateur circuit court ?

Jean-Philippe : ce rôle colle très bien avec un des objectifs que je m’étais fixés : celui d’être un acteur utile dans l’économie locale, qui veut faire connaître les producteurs, artisans ou commerçants de ma région et veille à tisser des liens entre eux et avec le public, les citoyens. C’est le prolongement logique de mon implication actuelle dans l’alimentaire.

Qu’est-ce qui t’a convaincu de faire le pas et d’être réellement actif dans le domaine ? Quel(s) déclencheur(s) en particulier ?

Jean-Philippe : Lorsque j’ai commencé l’activité à vélo, j’étais déjà motivé par l’envie de proposer un modèle différent, une solution à échelle humaine. Le domaine de l’alimentation et de l’agriculture me paraît être un secteur extrêmement exemplatif du pouvoir que nous avons de changer notre comportement de consommation au profit de l’économie locale, de favoriser des producteurs de petite taille, pour se tourner par la même occasion vers des produits de qualité, plus sains et moins énergivores. Je transportais déjà les paniers de Topino depuis quelques temps, et ils m’avaient déjà parlé de leur volonté de se reposer sur des acteurs actifs localement. Cela m’est apparu logiquement comme une opportunité pour élargir mon activité de Cyclo.

Es-tu ou as-tu déjà été actif de près ou de loin dans le circuit court ? Dans le monde de la production ? Dans l’alimentation durable ?

Jean-Philippe : Je suis actif dans l’association Ekikrok à Bossière, dont l’objet est de promouvoir l’alimentation, saine, durable et équitable par l’organisation de conférences, d’atelier et l’animation d’un jardin communautaire. Une fois par semaine, l’association ouvre également une petite épicerie dans laquelle nous proposons des produits bio, locaux ou en tout cas basés sur le commerce équitable s’ils viennent de plus loin. C’est un très beau projet, j’y consacre pas mal de temps et c’est aussi un lieu d’échanges et de convivialité, valeurs que l’on peut bien plus retrouver auprès de nos producteurs que dans les grands modèles industriels de distribution.

Depuis combien de temps as-tu ce projet-là en tête ?

Jean-Philippe : J’ai quitté le monde de la banque il y a deux ans maintenant pour m’ouvrir à mes envies et découvrir la pertinence du modèle de développement relocalisé. J’ai lancé le Cyclo-messager il y a un peu moins d’un an. Je planche avec Topino sur le réseau de produits locaux depuis 3 mois.

Avant de croiser Topino.be et d’entendre parler du rôle de facilitateur circuit court, comment aurais-tu envisagé ton implication dans l’alimentation durable ?

Jean-Philippe : J’essaie depuis plusieurs années de trouver, au niveau privé d’abord, des solutions proches pour l’achat de légumes par exemple, et plusieurs initiatives ont existé ou existent à Gembloux. L’avantage de Topino est de pouvoir proposer une gamme très large, qui évite de devoir gérer différents déplacements ou interlocuteurs. J’avoue aussi que l’idée d’avoir un petit magasin à moi, ou un petit resto simple mais où l’on propose des plats et boissons de qualité, ce sont des images que j’ai eu régulièrement, comme beaucoup sans doute, quand on se prend à rêver, en vacances ou dans des moments de relâche. Je vais toucher cela d’assez près finalement.

Quelle partie du travail te semblera la plus difficile à gérer pour toi ?

Jean-Philippe : Je découvre tout à fait le métier de logisticien. Organiser les tournées, la préparation méthodique et la distribution des paniers représente une nouveauté, mais c’est un défi professionnel qui me plaît. J’ai prévu d’élargir le réseau des points de dépôt par vagues, progressivement, ce qui me permettra aussi de m’adapter au cours du temps.

Inversement, avec quelle partie du futur travail te sens-tu le plus à l’aise ?

Jean-Philippe : J’aime beaucoup le contact direct, ce que je faisais aussi déjà dans ma vie professionnelle antérieure. Aller à la découverte de nouveaux producteurs, et entretenir une relation de confiance avec les clients me motive beaucoup. Dans ce cadre, je compte bien maintenir le transport à vélo, à chaque fois que cela sera possible, parce que j’aime travailler à vélo, cela me fait du bien et dans les contacts avec les clients c’est un très beau vecteur de convivialité.

Être facilitateur signifie gérer un réseau de producteurs, de points de retrait et de consommateurs. Selon toi, quels sont les arguments qui vont convaincre chacun de ces 3 acteurs d’être actif dans le circuit court ?

Jean-Philippe : Je crois que chaque partenaire peut prendre conscience qu’il est acteur d’un nouveau modèle de consommation, plus sobre et durable, où convivialité, qualité, information et prix justes sont les maître-mots. Chacun a un avantage à tirer de cette relation directe. Je veillerai particulièrement à l’animation de ce réseau où il ne s’agira pas juste d’acheter autrement ses produits. Ce sera plus : tous pourront contribuer, participer et enrichir ce lien.

Les points de retrait de Cyclo-Messager à Gembloux :

Contacter Cyclo-Messager :

Le Cyclo-messager des Vallées
Rue Gustave Masset, 58
5030 Gembloux
0497 / 070 090
www.cyclomessager.be

Passez commande sur www.topino.be

La vidéo de la semaine : Boulangerie Charli

Durant quelques semaines, Topino.be vous invite à faire connaissance avec les acteurs du circuit court, producteurs et points de retrait.

Cette semaine : La Boulangerie Charli

Boulangerie Charli from Topino.be on Vimeo.

Il est des artisans que l’on écouterait jusqu’au bout de la nuit tant l’amour qu’ils portent à leur métier est fort. C’est le cas de cette adresse pas comme les autres, le temple bruxellois du pain.

Car un bon bain, rappelle Charles Reboulet, est un produit simple, fait avec des produits naturels : une farine pure, un sel sans améliorants, de l’eau de qualité et du levain ou de la levure. Punt aan de lijn.

Le secret réside dans dans la manière de travailler la pâte, en douceur, comme une caresse sur le grain d’une peau perlée, une attention portée au comportement du pain, un temps de pointage important et une cuisson longue sur sole pour que la chaleur se diffuse uniformément. Voilà ce que professe ce jeune Vendéen qui est venu apporter son savoir-faire en cadeau aux amoureux du pain de la capitale.

Film réalisé en partenariat avec l’IHECS

La vidéo de la semaine : Pom d’Happy

Durant quelques semaines, Topino.be vous invite à faire connaissance avec les acteurs du circuit court, producteurs et points de retrait.

Cette semaine : Pom D’Happy

Cette semaine on vous présente la video sur Pom d’Happy, le producteur de pommes que vous savourez depuis 2 ans déjà.
2 ans, c’est un peu le temps qu’il faut pour adhérer complètement à une philosophie d’achat en circuit court au rythme des saisons. 2 ans ! Une éternité dans notre monde ultra connecté.

En 2 ans, avec Pom d’Happy, on a vu tous les extrêmes. Une année 2012 normale avec une belle récolte à temps et à heure. Résultat, 30 variétés d’une excellente qualité, d’un beau calibre et disponibles pendant 11 mois. Un printemps 2013 très froid qui a entraîné un retard dans la floraison, dans la pollinisation et dans la fructification avec un impact sur les rendements. Résultat : 15 variétés d’une qualité un peu moindre, de plus petits calibres et disponibles pendant 8 mois. Et un début 2014 exceptionnellement chaud qui générera une récolte encore différente. La video est là pour mettre un visage derrière ces réalités agricoles, pour montrer que le travail du producteur est le même qu’il fasse beau au mauvais, que la pollinisation se passe bien ou pas, que les calibres soient grands ou petits

Impossible de se rendre compte de ces réalités  quand on fait ses courses en grande distribution. Il y a des pommes tout le temps, du même calibre, de la même qualité et du même goût.

Alors on a le choix, soit tester un achat circuit court dans une malheureuse mauvaises année de récolte et vite retourner à sa grande surface préférée parce que votre pink lady vous manque, soit refaire le même test, visionner la video, accepter ces réalités, découvrir les cabarettes, Président van Divoet, De costa, et autres Kanzi et se dire qu’une mauvaise pomme à croquer fera toujours une excellente compote.

Film réalisé en partenariat avec l’IHECS
Les jus Pom d’Happy sont disponibles sur Topino.be

Topino.be cherche facilitateurs circuit court indépendants partout en Belgique (mi-temps ou temps plein)

Topino.be accompagne les facilitateurs circuit court indépendants qui souhaitent lancer leur projet en Belgique. Le facilitateur circuit court est chargé du développement et de la gestion d’un réseau d’achats en circuit-court sur son territoire.

Profil du candidat et activités

Gérer son réseau Circuit-Court sur Topino.beNous recherchons en priorité des personnes motivées, dynamiques, autonomes et sensibles à la thématique de l’alimentation durable.

Le facilitateur circuit court est un acteur autonome chargé du développement et de la gestion d’un réseau d’achats en circuit-court sur son territoire. Il est actif sur une zone géographique restreinte (1 à 4 communes), idéalement là où il vit et où il a développé son réseau social. Son job consiste à sélectionner ses producteurs, gérer sa gamme de produits, assurer les aspects logistiques (collecte, préparation et livraison) et animer son réseau de clients particuliers.

L’activité est effectuée en blocs de 2,5 jours par semaine (mardi/mercredi ou jeudi/vendredi + 1/2j de développement commercial). Il est donc possible de travailler soit à mi-temps soit à temps plein. Le facilitateur circuit court perçoit une marge sur les ventes et facture ses services aux producteurs. Il perçoit également différents frais de supports payés par le client (typiquement : les frais de service).

Quel soutien de la part de Topino.be ?

L’équipe de Topino.be fournit aux facilitateurs circuit court indépendant un support commercial, organisationnel et logistique, leur donne accès à ses outils de gestion de commandes (produits, offres, commandes, stock), assure la centralisation des paiements et de la facturation et leur alloue un espace dédié sur sa plateforme de commande en ligne www.topino.be

Pendant une période de lancement de 2 à 4 mois, Topino.be partage avec le facilitateur son expérience sur le type d’équipement nécessaire, sur les supports et méthodes de communication et sur la prise en main organisationnelle de l’activité. Le facilitateur a la possibilité de fonctionner soit sous son propre nom et de manière indépendante afin de bénéficier de toute la liberté nécessaire, soit sous le nom commercial Topino.be afin de bénéficier des valeurs apportées par les bénéfices des activités de la marque.

Intéressé ? Contactez-nous !

Jean-Philippe Lens
Co-fondateur & gérant

Arnaud Etienne
Gérant
info@topino.net

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